La vraie soupe au pistou, c’est celle de votre famille.

La soupe au pistou : existe-t-il vraiment une “vraie” recette ?

S’il y a bien une recette capable de lancer un débat en Provence, c’est la soupe au pistou.

Avec ou sans courgettes ? Des haricots plats ou des cocos ? Des coquillettes, des vermicelles ou des petites pâtes ? Plus liquide ou plus épaisse ? Avec du lard ou entièrement végétarienne ?

Et il y a toujours quelqu’un pour conclure :

“Non, ça, ce n’est pas une vraie soupe au pistou !”

Pourtant, plus j’écoute ces discussions, plus je me dis qu’il n’existe pas une seule soupe au pistou.

Il existe surtout celle de votre famille.

Une recette née de la cuisine du quotidien

La soupe au pistou trouve ses origines entre la Ligurie italienne et la Provence.

À l’origine, c’était une cuisine simple, préparée avec ce que le potager offrait en plein été : des haricots frais, quelques légumes de saison, des pâtes et, bien sûr, le pistou, ce mélange d’ail, de basilic et d’huile d’olive ajouté au dernier moment pour préserver tous ses arômes.

Au fil du temps, chaque village, puis chaque famille, a fait évoluer la recette.

C’est sans doute ce qui explique pourquoi il existe aujourd’hui autant de versions que de cuisiniers.

Pistou

“Chez nous, elle a toujours eu ce goût-là.”

Chez mes parents, la soupe au pistou est un rendez-vous de l’été.

Ma mère la prépare depuis toujours. Elle est assez liquide, presque comme un grand bouillon parfumé où chaque légume garde sa place.

Quand mes frères et sœurs reviennent passer quelques jours dans le Sud, il y a souvent une question qui revient : “Tu nous fais une soupe au pistou ?”

Et c’est devenu une tradition à part entière.

Puis j’ai découvert une autre famille.

Chez mon conjoint, à Marseille, la soupe est beaucoup plus épaisse. Les tomates sont davantage fondues, les légumes se mêlent entre eux, la texture est différente.

Chacun était persuadé de manger… la vraie soupe au pistou.

Et finalement, les deux avaient raison.

Ce qui fait vraiment une soupe au pistou

Ce qui est fascinant, c’est que personne ne prépare exactement la même recette.

Certains ajoutent des courgettes. D’autres des carottes nouvelles. Il y a ceux qui mettent un morceau de lard. Ceux qui n’en mettraient jamais.

Les discussions sont parfois passionnées… et c’est justement ce qui fait tout le charme de cette recette.

Car une soupe au pistou ne transmet pas seulement une façon de cuisiner.

Elle transmet une histoire familiale. Des souvenirs d’été. Des repas qui s’éternisent. Des légumes cueillis au potager ou achetés sur le marché. Et des gestes répétés de génération en génération.

Une illustration née de ces souvenirs

Lorsque j’ai créé cette illustration de la soupe au pistou pour ma Collection du Sud, je n’avais pas envie de représenter une recette “officielle”.

Je voulais dessiner tout ce que cette soupe évoque : la convivialité, les traditions familiales et cette manière très provençale de transmettre un patrimoine… autour d’une table.

Parce qu’au fond, la vraie soupe au pistou est peut-être simplement celle qui vous rappelle un souvenir.

Retrouvez cette illustration, ainsi que toute la Collection du Sud, sur la boutique Studio La Grana.

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